Skip to main content

Le 31 octobre 2025, à l’ouverture de la dernière session ordinaire de la 9ᵉ législature du Bénin, les députés de la mouvance ont déposé une proposition de loi modificative de notre Constitution.

Pour les initiateurs, après la révision de 2019, il est temps (et c’est le nœud de l’exposé des motifs) de créer les conditions constitutionnelles permettant de « rendre irréversible l’élan du développement complet et durable pris par le peuple béninois. »

Pour cela (mais alors, uniquement pour ça), ils proposent une « trêve politique » (suspension des activités politiques des partis et des corps de la Nation entre l’élection d’un nouveau Président et la prochaine année électorale) ainsi que la création d’une nouvelle institution, le Sénat.

Il ne fait aucun doute que le développementalisme et la capture de l’État constituent les deux philosophies générales qui propulsent cette proposition.

Cette proposition traduit une volonté de déprédation des caractéristiques fondamentales de notre Ve République. En plus du fait que la trêve politique soit un oxymore constitutionnel, plaçant la société politique sous tutelle, la volonté de faire du Sénat le nouveau centre de gravité du pouvoir d’État participe d’une vision totalisante.

La création d’un Sénat dans un schéma excluant la légitimité populaire et privilégiant un entre-soi institutionnalisé participe à l’instauration d’une oligarchie constitutionnalisée au sein de notre République.

Les uns et les autres doivent se mobiliser pour faire barrage à une telle initiative.

Lire ici :

Vers un constitutionnalisme monolithique ? Méditation sur la proposition de révision constitutionnelle au Bénin 

Vous pouvez aussi en prendre connaissance dans la Revue droit et politique en Afrique. 


En savoir plus sur UBUMTU

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Leave a Reply

En savoir plus sur UBUMTU

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture